tu dis toujours oui même quand t’as pas envie et c’est toi que tu déçois à chaque fois

Tu es là. A cette soirée. Et tu n’as qu’une envie c’est rentrer chez toi.
Tu aurais pu rester dans ton canapé. Regarder ta série. Ou ce dîner en amoureux que tu avais envie de faire depuis des semaines. Mais tu as dit oui à cette invitation. Encore. Et là tu souris, tu fais bonne figure et au fond tu n’as pas envie d’être là.
La vraie question c’est pas pourquoi tu dis toujours oui même quand tu n’as pas envie. La vraie questions c’est : en quoi faire plaisir aux autres est devenu plus important que te faire plaisir à toi ?
tu es a cette soirée et tu n’as qu’une envie c’est rentrer chez toi
Tu n’as pas dit oui parce que tu avais envie d’y aller. Tu as dit oui parce que dire non te semblait impossible. Trop compliqué. Trop risqué.
Alors tu as fait ce que tu fais toujours. Tu as souris, tu as dit « avec plaisir » et tu as raccroché en te disant que ça irait.
Sauf que ça va pas. Tu es là physiquement et tu es ailleurs dans ta tête. Et pendant ce temps, la soirée que tu avais vraiment envie de passer, celle-là elle n’existe pas. Parce que tu as choisi de la sacrifier pour être là où tu n’avais pas envie d’être.
C’est pas anodin. C’est pas juste une soirée. C’est un soir de plus où tu as mis quelqu’un d’autre avant toi.
Ton cerveau croit que dire non c’est risquer de perdre des gens
Voilà ce qui se passe vraiment.
Quand tu impagines décliner une invitation, refuser un service, dire non à quelque chose qui ne te convient pas, ton cerveau sonne l’alarme. Pas parce que tu es faible. Pas parce que tu n’as pas de caractère. Parce qu’il est câblé comme ça depuis que tu est petite.
Quand tu étais enfant, décevoir tes parents c’était douloureux. Tu perdais leur approbation, leur sourire, parfois leur attention. Et ton cerveau a retenu la leçon : faire plaisir = être aimée. Décevoir = risquer de perdre l’amour.
Sauf que tu n’es plus une enfant. Et les gens autour de toi ne sont pas tes parents. Mais ton cerveau, lui, il n’a pas reçu la mise à jour. Il applique encore la même stratégie de survie sociale à toutes tes relations. Les amies, les collègue, le voisin…
Ce n’est pas un défaut de caractère. C’est un mécanisme. Et un mécanisme ça peut se changer.
tu ne sais même plus ce que toi tu aurais voulu
C’est peut-être ça le truc le plus dur à admettre.
A force de te demander ce que les autres veulent, ce qui va leur faire plaisir, ce qui va éviter le conflit, tu as arrêté de te demander ce que toi tu veux. Et maintenant quand quelqu’un te pose la question, tu hésites. Tu as une réponse floue, « comme tu veux ». Ou tu as le réflexe de répondre ce que l’autre a envie d’entendre.
Tu t’es mise tellement de côté que tu ne sais même plus bien où tu en es avec toi-même.
Ce n’est pas dramatique. C’est juste que ça fait longtemps que tu dis toujours oui même quand tu n’as pas envie et à un moment le fil avec tes propres envies il se distend. Il ne disparaît pas, il est juste enfoui sous des couches de « ça va, c’est pas grave, je ne vais pas faire d’histoire ».
Sauf que là, quelque chose en toi commence à dire que si. Que c’est grave. Que tu n’en peux plus de te faire passer après.
Et ce truc qui remonte, c’est pas un caprice. C’est toi.
ce que tu voudrais c’est que les gens aient vraiment envie d’être là
Retourne la situation deux secondes.
Est-ce que toi, tu voudrais que les gens qui viennent à tes soirée, à tes dinners, à tes trucs, est-ce que tu voudrais qu’ils soient là en se forçant ? Qu’ils sourient en pensant à autre chose ? Qu’ils rentrent chez eux soulagnés que ce soit fini ?
Probablement pas.
Ce que tu voudrais, c’est que les gens qui sont là aient vraiment envie d’être là. Que leur présence soit réelle. Que quandd quelqu’un dit oui à toi, c’est parce qu’il le pense vraiment.
Alors si quelqu’un déclinait ton invitation en disant « merci mais je ne serai pas des vôtres cette fois », est-ce que tu en voudrais vraiment à cette personne ? Ou est-ce que tu préférerais ça à quelqu’un qui traîne des pieds toute la soirée ?
Et si une personne t’en veut pour une invitation refusée, pose-toi la questions : est-ce que c’est vraiment le genre de relation que je veux garder ?
la personne que tu as le moins écouté jusqu’ici, c’est toi
Tu as passé des années à écouter les autres. A t’adapter. A lisser. A anticiper ce dont ils avaient besoin avant même qu’ils le demandent.
Et toi dans tout ça ?
Toi tu as attendu. Tu as mis tes envies en pause. Tu as dit « plus tard » tellement de fois que tu as presque oublié ce que tu attendais.
Le truc c’est que tu n’as qu’une vie. Et tu es la seule personne avec qui tu vas la passer en entier, du début à la fin. Pas tes amies. Pas ta famille. Pas les gens de cette soirée. Toi.
Alors oui, peut-être que quand tu commenceras à dire non à ce qui ne te convient pas, quelqu’un sera déçu. C’est possible. Mais cette personne-là elle fait un passage dans ta vie. Elle entre et elle sort.
Toi, tu restes.
Et c’est toi que tu ne dois pas décevoir. C’est à toi que tu dois faire plaisir. C’est toi que tu dois écouter en premier.
Dire toujours oui, même quand tu n’as pas envie, ça ne t’a pas rendu plus heureuse. Ça t’as juste rendue plus absente à toi-même.
Alors la prochaine fois que tu t’apprête à dire oui alors que tout en toi dit non, pose-toi juste cette question : est-ce que je fais ça pour moi où pour éviter quelque chose ?
Si quelque chose a bougé en toi en lisant ça, c’est qu’on peut travailler là-dessus ensemble.
Et si la prochaine personne à qui tu faisais vraiment plaisir, c’était toi ?
Pour comprendre ce qui se passe vraiment, c’est par ici.